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URBANISME IMPERCEPTIBLE

 

 

En ce début de mois, en Mars où arrive avant terme le Printemps, je me suis demandé où est-ce que j’avais déjà lu ou vu ce qu’est l’urbanisme imperceptible ; 

 

Dans les faits c’est une inspiration du concept de « devenir imperceptible » développé par Deleuze et Guattari

Bon, évidement, la thèse de Miss Banville m’a beaucoup inspiré également ; Celle-ci a pour titre : « Le devenir-imperceptible de l'urbaniste : une lecture de l'éthique chez Gilles Deleuze : expérimentation sensible du pont Jacques-Cartier à Montréal » et date de 2014.

Voici pour ce qui est des sources !

 

 

Ainsi parler d’ « urbanisme imperceptible » à la manière de Deleuze et Guattari, c’est s’intéresser moins aux grands projets visibles qu’aux agencements discrets, aux lignes de fuite et aux micro-pratiques qui transforment la ville ou du moins notre perception de celle-ci

 

 La ville n’est plus seulement un objet que l’on regarde vue d’avion, mais un champ de devenirs que les vivants habitent, détournent et, ré-inventent.

 

C’est à ce point que dans tous nos sens demeurent L’alternative aux espaces striés (organisés ,quadrillés, contrôlés, hiérarchisés, planifiés)

Ce sont eux et seulement eux qui nous permettent à l’image d’un calque sur une trame programmée de lisser le devenir afin d’appréhender par le corps et l’esprit réunis en monade et de vivre dans un monde ouvert, incertain, traversé de lignes de fuite ou l’usage, et les perceptions deviennent inventions de chaque instant.

 

Ce serait donc un art de mise en scène, une mise en abyme du lisse dans le strié, ou plus précisément   -avec- le strié, le déjà-là vers un avenir infini dans ces possibilités et ces desseins/dessins de volumes

 

Ce n’est pas écrit dans le plan,

Ce n’est pas décidé par l’architecte, l’urbaniste, et les institutions

 

Mais cela reconfigure pourtant l’espace (ou plutôt le volume de vie), aménage les circulations, et conçoit les relations.

 

L’urbanisme, de ce point de vue (est-il moderne ?) ce n’est pas seulement ce que font les urbanistes, où la vision qu’ils défendent mais c’est aussi l’ensemble des agencements contemporains : humains, objets, normes, flux, qui fabriquent la ville.

Ce n’est pas un urbanisme qui se glorifie,

Ce n’est pas une recherche du « geste-signature »,

 

mais un process complexe, un travail dans la finesse des seuils, porosités, continuités, gradients, ambiances.

 

 

 

Un patrimoine où sont créées des atmosphères plutôt que des objets, un héritage qui laisse des interstices plutôt qu’un Tout programmé, et favorise les pratiques habitantes mouvantes plutôt que les neutraliser dans l’immobilité de l’imaginaire.

 

 

il ne s’agit pas de contrer l’urbanisme et le projet mais plutôt d’être avec l’ailleurs, sans contradiction entre programmation et intuition environnementale.

- Réseaux célestes 

dans la racine de l'étoile -

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